La toilette mortuaire, premier geste
Après le constat du décès, le corps reçoit une toilette : soins d'hygiène et premiers gestes de présentation. Selon la fiche de service-public.gouv.fr consacrée à la profession de thanatopracteur, elle est systématique. Selon le lieu où se trouve le défunt, ce sont les soignants de l'établissement ou l'équipe de l'opérateur funéraire qui s'en occupent.
Dans le même temps, un bracelet d'identification plastifié et inamovible est posé, portant le nom, le prénom et la date du décès. À l'hôpital, c'est un agent de l'établissement qui le pose sous la responsabilité du chef d'établissement ; ailleurs, l'opérateur funéraire s'en charge sans délai. Ce bracelet garantit que le défunt est bien celui qu'on a déclaré, à chaque étape.
Si vous souhaitez qu'un objet reste auprès de votre proche (alliance, médaille, lettre), dites-le à l'équipe avant la fermeture du cercueil ; pour une crémation, tout doit être combustible, et nous vous indiquons ce qui est possible.

Les soins de conservation, ou thanatopraxie
Ce que c'est
Il s'agit d'actes post mortem réalisés par un thanatopracteur diplômé : drainage des fluides, injection d'un produit biocide, puis habillage, coiffure et maquillage. L'intervention dure en général 1 h 30 à 2 h. Ces soins visent à ralentir la décomposition et à rendre le défunt présentable pour la famille. Ils permettent d'attendre jusqu'à deux semaines avant l'inhumation, trois dans certains cas prévus par la loi.
Ce que ce n'est pas
Une obligation. Les soins de conservation sont facultatifs, sauf exigences particulières comme certains transports internationaux, où le pays d'arrivée peut les exiger. Ils ne se pratiquent qu'à la demande de la personne qui pourvoit aux funérailles, après une information écrite, et le thanatopracteur doit respecter les volontés du défunt ou, à défaut, les souhaits écrits de la famille. Depuis le 1er janvier 2018, un document officiel d'information du ministère de la Santé, remis par l'opérateur, décrit leur objet, leur nature et les alternatives possibles.
Où et quand
- en chambre funéraire, dans la salle de préparation ;
- en chambre mortuaire d'un établissement de santé, dans le local de préparation des corps ;
- au domicile du défunt, uniquement si le décès y est survenu, dans les 36 heures (prolongeables de 12 heures dans certains cas), dans une pièce d'au moins 10 m², isolée, ventilée, aux surfaces lavables et bien éclairée.
Une déclaration écrite préalable est faite au maire de la commune où les soins ont lieu : lieu, heure, identité du thanatopracteur et produit utilisé.

Habillage, présentation et mise en bière
Le choix des vêtements appartient à la famille : tenue habituelle, costume, robe, uniforme de passion ou de métier. Pour une crémation, tout ce qui accompagne le défunt (vêtements, garnitures) doit être combustible, comme le prévoit le Code général des collectivités territoriales ; il en va de même du cercueil, présenté dans notre guide du choix d'un cercueil. Une éventuelle housse doit être biodégradable.
La présentation aux proches
La chambre funéraire comporte des salons de présentation, protégés de la vue et du bruit extérieurs. Les familles ont le droit d'accéder à la chambre funéraire, à la chambre mortuaire ou au crématorium où se trouve leur défunt ; le règlement intérieur précise les modalités (horaires, nombre de visiteurs). Le texte ne conditionne cet accès à aucun soin. Dans une chambre mortuaire hospitalière, le dépôt et le séjour sont gratuits les trois premiers jours pour une personne qui y est décédée ; en chambre funéraire, le séjour est à la charge de la famille.
La mise en bière et la fermeture
Avant l'inhumation ou la crémation, le corps est mis en bière. Si la personne portait un stimulateur cardiaque ou une prothèse à pile, un médecin ou un thanatopracteur la retire et en atteste. Le maire du lieu du décès autorise la fermeture du cercueil, sur papier libre et sans frais, au vu d'un certificat de décès attestant l'absence de problème médico-légal. Une plaque durable est fixée au couvercle ; la fermeture définitive intervient ensuite, après les formalités d'état civil. Vous pouvez en parler avec nous pour que le moment se passe comme vous le souhaitez.
Les règles sanitaires qui peuvent tout changer
Certaines situations modifient le déroulé sans que la famille y puisse grand-chose :
- Infections transmissibles listées. Des arrêtés ministériels, pris après avis du Haut Conseil de la santé publique, listent les infections qui imposent une mise en bière immédiate, en cercueil hermétique ou simple, ou qui interdisent les soins de conservation.
- Décès suspect ou violent. Le procureur est alerté, le corps est confié à l'institut médico-légal et la restitution se fait après autorisation judiciaire. Les soins sont alors exclus.
- Urgence sanitaire. Le maire peut ordonner la mise en bière et la fermeture immédiates, après avis d'un médecin, en cas de risque sanitaire ou de décomposition rapide.
Ces règles protègent les personnes qui approchent le défunt. Le médecin qui établit le certificat et l'équipe funéraire vous en informent. Pour tout ce qui concerne le lieu du décès (hôpital, maison de retraite, domicile) et les délais, la page décès à l'hôpital, à domicile ou en maison de retraite décrit chaque cas.
Vos droits de famille
- Un devis gratuit et sans engagement avant toute signature ; un bon de commande n'est établi qu'après accord explicite.
- La possibilité de refuser toute prestation facultative : les soins de conservation en font partie.
- Une notice d'information standardisée, obligatoire depuis le 1er octobre 2026, qui distingue prestations obligatoires, prestations obligatoires selon les circonstances et prestations optionnelles.
- En cas de litige, la saisine du médiateur de la consommation dont dépend l'opérateur.
Ne payez jamais une prestation qui ne figure pas au devis. Pour comparer les postes entre eux, voir le guide du coût des obsèques.