Le premier geste n’est pas le même à l’hôpital, à la maison, en maison de retraite ou sur la route. Voici qui fait quoi, lieu par lieu.
Le premier geste dépend du lieu où la personne est décédée. À l’hôpital ou en maison de retraite, une équipe constate le décès et se charge d’une partie des formalités. À la maison, c’est à vous d’appeler un médecin. Sur la route, ou dès que les circonstances paraissent troublantes, les secours et la police reprennent la main. Ce guide compare ces situations : qui constate, qui déclare, où repose la personne en attendant les obsèques, quels papiers préparer. Pour la liste des démarches dans l’ordre, avec les assurances, la banque et l’employeur, voyez plutôt notre page que faire en cas de décès.
| Lieu du décès | Qui constate | Qui déclare en mairie | Premier appel |
|---|---|---|---|
| Hôpital, clinique | Un professionnel de santé de l’équipe, qui établit le certificat | L’établissement, dans les 24 heures | L’équipe vous prévient ; vous pouvez nous appeler ensuite |
| Ehpad, maison de retraite | Un professionnel de santé | L’établissement, dans les 24 heures | La direction vous informe ; nous restons joignables à toute heure |
| Domicile | Le médecin traitant, SOS Médecins ou le 15 | Un adulte, de préférence un proche ; l’entreprise de pompes funèbres sur mandat | Le médecin, puis notre permanence |
| Voie publique | Un médecin appelé par les secours | Un adulte après le constat ; la police si la cause est suspecte | Le 15 ou le 17 |
Quand la personne décède dans un service hospitalier, l’équipe fait établir le certificat et l’établissement déclare lui-même le décès à la mairie, sous 24 heures. On peut vous demander le livret de famille ou une pièce d’identité du défunt pour compléter le dossier. Que le décès survienne au centre hospitalier de Sarreguemines ou dans un établissement plus éloigné, la règle est la même.

Le corps est en général accueilli à la chambre mortuaire de l’établissement, gratuitement pendant les trois premiers jours, puis contre une redevance journalière. Si vous préférez une chambre funéraire gérée par une entreprise de pompes funèbres, ou un retour à domicile, le transport doit avoir lieu dans les 48 heures du décès. Il faut alors un extrait du certificat attestant l’absence de problème médico-légal et l’accord du directeur de l’établissement. Le véhicule doit être spécialement aménagé : un véhicule privé ne convient pas.
Vous restez libre de choisir l’entreprise. Une liste des opérateurs habilités est tenue à disposition en mairie, dans les établissements de santé et dans les chambres mortuaires, mais elle ne vous impose rien : vous pouvez nous appeler directement, même si l’on vous en a proposé une autre.
Les démarches sont les mêmes qu’à l’hôpital : constat par un professionnel de santé, certificat, déclaration de l’établissement à la mairie dans les 24 heures. Un décès attendu n’y change rien. Certains établissements disposent d’une chambre mortuaire, d’autres non : l’équipe vous le précisera et, à défaut, le défunt est transféré en chambre funéraire.
C’est le bon moment pour chercher les dernières volontés : un testament, des instructions écrites, un contrat obsèques souscrit des années plus tôt. Service-public.fr invite à les vérifier d’abord : sans volonté exprimée, ce sont les proches qui décident. Les affaires de la chambre, elles, peuvent attendre : ne résiliez rien et ne videz rien sans l’accord des héritiers.
À la maison, appelez d’abord le médecin traitant, SOS Médecins ou le 15. Le médecin constate le décès et remet le certificat. Vous pouvez ensuite nous joindre à toute heure : nous organisons, si vous le souhaitez, le transfert vers une chambre funéraire, ou le maintien du défunt chez lui.
La déclaration se fait à la mairie de la commune où le décès a eu lieu, avec votre pièce d’identité, le certificat de décès et un document d’identité du défunt (livret de famille, carte d’identité ou acte de naissance). N’importe quel adulte peut déclarer, de préférence un proche qui connaît l’état civil de la personne. Il n’existe pas de délai légal strict, mais mieux vaut le faire vite. Lorsque nous nous en chargeons, nous présentons un mandat.

Entre-temps, prévenez la famille et les voisins, occupez-vous des animaux si le décès est brutal, et laissez les meubles et les contrats (eau, électricité, assurance) en l’état tant que les héritiers n’ont pas décidé ensemble.
Sur la voie publique, le 15 (SAMU) envoie un médecin qui constate le décès. Si la cause est inconnue, douteuse ou violente, appelez la police ou la gendarmerie (le 17) plutôt qu’un médecin. Le corps est alors confié à l’Institut médico-légal et ne peut pas être rendu à la famille tant que l’enquête dure. La police transmet son rapport à l’officier d’état civil du lieu du décès, qui établit l’acte, et l’inhumation exige une autorisation judiciaire. Pour une crémation, c’est le procureur de la République, et non le maire, qui l’autorise, une fois l’enquête menée.
Un décès survenu à l’étranger obéit à d’autres règles : déclaration à l’état civil local, contact avec l’ambassade ou le consulat, transcription en France. Notre guide sur le transport de corps vers l’Allemagne et le Luxembourg en détaille les étapes.
C’est un professionnel de santé qui l’établit. Il se présente le plus souvent sous forme électronique, et à partir du 1er janvier 2027, toutes les communes devront pouvoir le recevoir par voie électronique. Ce document ouvre ensuite la porte aux autres : la déclaration en mairie, l’autorisation de transport, l’autorisation de crémation, et le justificatif à remettre à l’employeur pour le congé pour décès d’un proche.
La mairie établit ensuite l’acte de décès. Demandez-en plusieurs copies : banque, caisses de retraite, assurances et notaire en réclament chacun une.
Ce temps de repos ne rallonge pas les délais légaux. L’inhumation ou la crémation a lieu au plus tôt 24 heures et au plus tard 14 jours calendaires après le décès ; le préfet peut accorder une dérogation en cas de circonstances particulières.
Dans l’ordre : la famille et les amis proches, puis l’employeur du défunt s’il en avait un, la banque (les comptes individuels sont bloqués dès qu’elle est informée) et les caisses de retraite. Rien de cela n’est à faire dans la première heure. Notre checklist des démarches les classe par échéance, et le guide des aides financières explique comment faire face aux premiers frais.
Le décès vient d’avoir lieu ? Quelqu’un décroche à toute heure, week-ends et jours fériés compris : 03 87 97 38 70.
AppelerL’établissement lui-même, dans les 24 heures. Il peut vous demander le livret de famille ou une pièce d’identité du défunt. Vous n’avez pas à vous déplacer pour cette formalité.
Oui, c’est possible. Le transport doit avoir lieu dans les 48 heures du décès, avec un véhicule aménagé, l’extrait du certificat attestant l’absence de problème médico-légal et l’accord du directeur de l’établissement.
L’accueil est gratuit les trois premiers jours dans la chambre mortuaire d’un hôpital, puis une redevance journalière s’applique. Une chambre funéraire d’entreprise est payante dès le premier jour.
Oui. Le décès doit être constaté par un professionnel de santé qui établit le certificat : appelez le médecin traitant, SOS Médecins ou le 15. Ce certificat est indispensable pour la déclaration en mairie.
Il faut appeler la police ou la gendarmerie. Le corps est confié à l’Institut médico-légal et n’est pas rendu à la famille pendant l’enquête. L’inhumation nécessite une autorisation judiciaire, et une crémation l’autorisation du procureur.
Ces repères datent d’octobre 2026 et résument les fiches officielles citées. Votre situation précise peut appeler d’autres démarches : la mairie du lieu du décès ou un conseiller de l’agence vous les confirmeront.
Un seul appel suffit pour savoir qui contacter en premier.