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Concession au cimetière : caveau, pleine terre ou columbarium ?

Terrain commun ou concession, durée de 5 ans ou perpétuelle, caveau, urne ou pleine terre : comment choisir une sépulture, la renouveler et éviter qu'elle soit reprise.

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Guide pratique · mis à jour le 19 octobre 2026

Choisir un lieu de repos, pour aujourd'hui et pour la suite

Dans un cimetière communal, on n'achète pas un terrain : on obtient le droit de l'utiliser, pour une durée donnée. Ce détail change tout au moment de renouveler, de transmettre ou de ne plus pouvoir entretenir. Ce guide met à plat les règles nationales ; la mairie du cimetière, elle, fixe les tarifs et le règlement local.

Terrain commun ou concession : le premier choix

La loi garantit à chacun une sépulture dans un cimetière communal, dans quatre cas : la personne est décédée sur le territoire de la commune, quel que soit son domicile ; elle y était domiciliée, même décédée ailleurs ; elle y a droit à une sépulture de famille ; ou bien c'est un Français établi hors de France, inscrit (ou pouvant l'être) sur la liste électorale de la commune. Pour toute autre situation, le maire peut accepter ou refuser, notamment faute de place.

Le terrain commun

Toutes les communes doivent proposer des emplacements individuels et gratuits, d'une durée minimale de cinq ans. La famille peut y personnaliser la tombe, dans la limite que le maire fixe pour la taille du monument. À l'issue des cinq ans, la commune peut récupérer l'emplacement ; elle l'annonce par un arrêté affiché au moins deux mois à la mairie et au cimetière, et par courrier aux proches connus. La famille a alors le choix : acheter une concession et y transférer le cercueil, ou laisser la commune déposer les restes à l'ossuaire.

La concession

Elle est payante et se matérialise par un acte signé avec la mairie, qui précise la durée et les bénéficiaires. Trois formes existent : individuelle (réservée à son titulaire), collective (réservée aux personnes désignées dans l'acte, de la famille ou non) et familiale (le titulaire et ses proches). Dans une concession collective, le titulaire peut modifier la liste de son vivant, mais personne ne peut y être ajouté après son décès.

Les durées de concession et leur prix

TypeDuréeÀ l'échéance
TemporaireDe 5 à 15 ansRenouvelable
Trentenaire30 ansRenouvelable
Cinquantenaire50 ansRenouvelable
PerpétuelleSans limite de tempsÀ condition d'être entretenue et qu'il reste des héritiers

La durée court à partir de la date d'acquisition. Le conseil municipal décide des catégories qu'il propose, selon la place restante, et du prix de chacune : un même cimetière peut donc ne vendre que des concessions trentenaires, et deux communes voisines pratiquer des tarifs très différents. Le prix dépend aussi de l'emplacement, et peut croître au-delà de deux mètres carrés. Nous ne publions aucun chiffre : seule la mairie du cimetière peut vous donner son tarif à jour.

Une concession peut être convertie en une durée plus longue, par exemple de trentenaire à cinquantenaire. La valeur du temps qu'il reste à courir est alors déduite du prix de la conversion. C'est souvent une bonne façon de sécuriser la sépulture quand un nouveau décès approche de l'échéance.

Les deux flèches de l'église de Sarralbe se détachant sur la forêt

Caveau, pleine terre, cavurne ou columbarium

La concession donne le terrain ; il reste à choisir ce qu'on y met.

La pleine terre

Le Code prévoit une fosse séparée pour chaque inhumation, de 1,50 m à 2 m de profondeur et 80 cm de largeur, à 30 à 40 cm des fosses voisines sur les côtés. Une fosse ne peut être rouverte pour une nouvelle sépulture que de cinq ans en cinq ans. La pleine terre est la solution la plus simple, souvent surmontée d'une pierre ou d'une stèle.

Le caveau

Le titulaire peut faire construire un caveau, un monument ou un tombeau sur son terrain concédé. Maçonné, il accueille plusieurs défunts de la famille au fil des années, dans la limite de ses places et de la durée de la concession. Notre atelier de marbrerie en construit et en rénove ; le règlement du cimetière peut limiter les dimensions des monuments, ce que nous vérifions avec vous avant toute commande.

Le caveau provisoire

Quand la sépulture définitive n'est pas prête (construction, réparation, réduction de corps), la commune peut mettre à disposition un caveau provisoire, gratuit ou payant selon sa politique. La demande est écrite, adressée au maire. Le séjour ne dépasse pas six mois et n'est pas renouvelable ; au-delà de six jours, un cercueil hermétique est exigé.

Colonnes de columbarium en granit rose dans un cimetière arboré
Columbarium d'un cimetière communal (Le Touquet-Paris-Plage). Photo : Ltqphg, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.

La cavurne et le columbarium

Pour une urne, la commune peut concéder des espaces au cimetière : case de columbarium, cavurne, emplacement dans un espace cinéraire. Les durées et le renouvellement suivent les mêmes règles que pour un caveau. Sur les destinations possibles des cendres, voir notre guide des cendres ; pour les communes qui souhaitent créer un espace cinéraire, nous réalisons des colombariums sur mesure.

Renouveler, transmettre, éviter la reprise

Entretenir la sépulture

Le titulaire doit entretenir la sépulture et respecter le règlement du cimetière. Cela vaut aussi pour les héritiers : après le décès du titulaire, la concession appartient à tous ses héritiers, en indivision. Un monument qui s'affaisse, une dalle fissurée, des inscriptions illisibles se traitent tôt, avant qu'ils ne coûtent davantage ; notre guide des monuments et de l'entretien explique comment s'y prendre.

Renouveler à l'échéance

Les concessions temporaires, trentenaires et cinquantenaires sont renouvelables, au tarif en vigueur au moment du renouvellement. Si la redevance n'est pas payée, le terrain fait retour à la commune, mais celle-ci ne peut le reprendre que deux années révolues après l'échéance. Pendant ce délai, le titulaire ou ses ayants cause peuvent encore renouveler, et la commune est tenue de les informer de ce droit. Un héritier peut faire la demande auprès de la mairie dans les deux ans suivant l'échéance.

La reprise pour abandon

Une commune peut reprendre une concession quand les trois conditions suivantes sont réunies : plus de 30 ans depuis l'acte, dernière inhumation remontant à au moins 10 ans, état d'abandon constaté par un procès-verbal porté à la connaissance du public et des familles. Elle doit alors respecter un an d'attente, avant que le conseil municipal décide si la reprise est prononcée, puis le maire en prend l'arrêté. Si une personne « morte pour la France » repose dans la concession, un délai minimal de 50 ans après son inhumation s'applique. La liste des concessions déclarées en abandon est tenue à la mairie.

La meilleure parade est simple : conserver l'acte de concession, noter les dates d'échéance, et signaler à la mairie tout changement d'adresse. Pour une première estimation de ce que représente l'ensemble de la cérémonie, rendez-vous sur la page estimation du coût.

Questions fréquentes

Concessions : vos questions

Qui a droit à une sépulture dans le cimetière d'une commune ?

Les personnes décédées sur son territoire, celles qui y sont domiciliées, celles qui y ont une sépulture de famille et les Français établis hors de France inscrits sur sa liste électorale. Les autres demandes sont laissées à l'appréciation du maire.

Que se passe-t-il quand une concession temporaire arrive à échéance ?

Elle peut être renouvelée au tarif en vigueur. Sans renouvellement, le terrain revient à la commune, qui ne peut toutefois le reprendre que deux années révolues après l'échéance.

Une concession perpétuelle est-elle vraiment éternelle ?

Elle n'a pas de limite de durée, mais elle doit être entretenue et il doit rester des héritiers. Une commune peut la reprendre si elle a plus de 30 ans, que la dernière inhumation date d'au moins 10 ans et qu'elle est en état d'abandon constaté.

Combien coûte une concession ?

Le conseil municipal fixe le prix, qui varie d'une commune à l'autre et selon la durée et l'emplacement. La mairie du cimetière vous donne le tarif en vigueur.

Combien de temps dure un emplacement en terrain commun ?

Au moins cinq ans, gratuitement. Passé ce délai, la commune peut le reprendre après affichage de l'arrêté pendant au moins deux mois et information des familles connues.

Sources

Informations consultées le 19 octobre 2026. Les règles évoluent et certaines dépendent de votre commune : confirmez-les auprès de la mairie ou de l'agence avant de décider.

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Pour choisir en connaissance de cause

Une concession à acquérir ou à renouveler ?

Nous vous accompagnons auprès de la mairie du cimetière concerné et nous construisons ou rénovons le caveau si besoin. Un appel suffit, de jour comme de nuit.

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